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J'entends souvent dire (et je le pense également) qu'on aurait grand besoin de plus de débats sur les questions sociales, particulièrement les plus clivantes. Mais je réalise une chose, peut-être plus importante encore que la question des débats : apprendre à connaître les personnes avec qui on n'est pas nécessairement d'accord (voire : vraiment pas), ça aide à comprendre leurs sensibilités, leur expérience, leur provenance, et à faire sens de leur position sur telle ou telle question...

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Il semble en effet qu'un minimum d'empathie, de considération mutuelle soit nécessaire pour qu'une discussion conduise à une fructueuse réflexion de part et d'autre, pour que notre propre représentation d'un problème donné puisse évoluer de manière à y aménager une place aux considérations bien réelles de nos opposants.

De nos jours, la sphère communicationnelle semble dominée par des considérations « marketing », et chacun clame son opinion en considérant l'opinion adverse -- justement -- comme celle d'un adversaire, qu'il convient d'écraser en faisant plus de bruit que lui. (Avouons que le cartel techno-politico-pharmaco-financier y a récemment fortement contribué.)

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